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Nouvelle séquence en fonction multiplicative L’expression «fonction multiplicative» désigne tout ce qui touche la multiplication, la division, l’extraction de racines et la factorisation. Voici la séquence d’activités que nous utilisons avec les élèves à compter de sept ans. Elle est construite en prenant comme guide la complexification progressive des consignes à donner aux élèves au lieu de la complexification des algorithmes symboliques qui codifient ces constructions. a) -Prenez :
b) -Prenez :
c) -Prenez :
Le problème (a) représente une extraction de racine carrée; en (b) il s’agit d’une division; en (c), c’est une factorisation et en (d), une multiplication. Combien de fois avez-vous relu les consignes décrites en (a)? Et en (d) ? N’est-ce pas plus simple en (a) pour décrire l’extraction d’une racine carrée qu’en (d) afin de décrire une multiplication ? En utilisant cette séquence, on constate
qu’un autre facteur entre automatiquement en ligne de compte, un facteur
qui démontre encore que (a) est plus facile que (d). En (a) l’élève
sait quel matériel il doit prendre et il peut l’isoler du reste.
En (b) il sait aussi quel matériel utiliser, mais la contrainte
touchant la hauteur du rectangle pose problème à plusieurs
au point que nous sommes souvent obligés de tracer un rectangle,
ouvert sur un côté, lequel a exactement la hauteur exigée,
et expliquer à l’élève qu’il doit trouver la longueur
du rectangle qu’il peut daller avec le matériel décrit.
Enfin en (d), l’élève ignore tout
au long de sa construction quel est l’ensemble du matériel dont
il a besoin. Il perd ainsi un encadrement des plus utiles. De plus, les
indications portant sur la longueur des côtés devant être
retenues, les élèves utilisent souvent leur matériel
afin de représenter ces côtés comme suit :
En résumé, on peut remettre en question
la séquence traditionnelle d’enseignement des opérations
arithmétiques puisque actuellement, il est clair que les élèves
ont des besoins qui dépassent de loin la maîtrise de l’addition
et de la soustraction sur les entiers positifs.
La séquence décrite plus haut est donc construite à partir de l’augmentation de la complexification des consignes à donner aux élèves. Dans un apprentissage constructiviste, l’élève doit construire lui-même ses techniques de calcul. Or si nous ne tenons pas compte de cette augmentation progressive de la complexité des consignes, ses chances de succès sont largement diminuées. Pour cette raison, lorsque la séquence traditionnelle est utilisée, il est peu valable de comparer les succès des élèves à ceux obtenus en enseignement explicite puisque, dans ce dernier cas, explications et exercices pallient aux difficultés des élèves, en partie du moins. On comprendra que si le nouveau programme du Québec prescrit l’enseignement constructiviste dans ses principes, la séquence d’introduction de plusieurs notions, prescrite également par ce programme, ne respecte pas la «prescription de principes». L’absence totale, ou presque, d’expérience des auteurs du programme de mathématiques en enseignement constructiviste ne pouvait mener ailleurs qu’à cette flagrante contradiction. Mais d’autres avantages résident dans l’utilisation de la séquence construite à partir de la complexification des consignes… la semaine prochaine ! Robert Lyons
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