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L'hebdomadaire gratuit portant sur l'enseignement des mathématiques Drôle de coïncidence
Dans
Votre enfant et ses troubles d’apprentissage, d’ -
incapacité de
se concentrer ; -
trouble du
langage, oubli du mot juste, mémoire défaillante ; -
hyperactivité ; -
difficulté à
mémoriser les tables ; -
problèmes
d’équilibre ; -
confusion des
sons ; -
inversion de
lettres ou de syllabes ; -
faible estime
de soi ; -
etc. Certains
enfants ne manifestent que quelques-uns de ces problèmes, d’autres
peuvent tous les avoir. Par
ailleurs, il existe un autre symptôme, le seul qui soit toujours présent :
le mal de cœur en automobile. En fait, plusieurs personnes qui souffrent
d’un dysfonctionnement de l’oreille interne n’ont que ce
problème de mal de cœur en automobile. Certains enfants apprennent
rapidement à s’en protéger en fermant les yeux et en dormant très
souvent lorsqu’ils voyagent. Dans
le cadre d’un cours universitaire, nous avons demandé à nos étudiantes,
toutes enseignantes en exercice, d’effectuer une recherche afin de
faire une première vérification au sujet de quelques-uns de ces problèmes.
Chaque étudiante devait interroger tous les élèves de quatre ou cinq classes
afin d’étudier une centaine de sujets. Chaque élève, âgé de huit à
quinze ans, devait répondre aux quatre questions suivantes : -
As-tu mal au cœur
en automobile ? -
Dors-tu souvent
en automobile ? -
Te cognes-tu
souvent sur les meubles ? -
Est-ce que tu
lis en suivant avec ton doigt ? Les
enseignantes En
tout 1810 élèves ont participé à Certes,
ces questions ont été interprétées différemment d’ Les
données recueillies nous permettent de constater qu’en ce qui concerne
le mal de cœur en automobile, ce problème affecte 24 % des élèves forts
et 32 % des élèves faibles (comparé
à 21,3 % pour l’ensemble des
élèves). 29 % des élèves forts dorment en automobile alors que 53 % des
élèves faibles font de même (37 % pour l’ensemble). 38 % des élèves
forts se cognent fréquemment sur les meubles alors que 41 % des élèves
faibles ont le même problème (33,7 % pour l’ensemble des élèves
testés). Enfin 11 % des élèves forts lisent en suivant avec leur doigt et 37 %
des élèves faibles utilisent le même procédé (comparé à 18,6 % pour tout le
groupe). Deux
étudiantes nous ont remis des rapports très détaillés pour 175 élèves. Ces
rapports ont révélé d’abord que chez ces 175 élèves, provenant de sept
classes, les quatre difficultés étaient un peu plus présentes : mal de
cœur : 26,3 % (175) contre 21,3 % (1810) ; dormir : 39,4 %
(175) contre 37 % (1810) ; se cogner : 44,6 % (175) contre 33,7 % (1810)
; lire avec le doigt : 24 % (175) contre 18,6 % (1810). Dans
ces groupes, 35 élèves ont été identifiées comme forts et autant comme
faibles. S’il n’y a aucun lien entre ces quatre manifestations,
18,8 % des élèves ne devraient avoir aucun de ces symptômes. Or dans le
groupe des 35 élèves forts, il y en a 13, soit 37 % alors qu’on
n’en trouve que 3, soit 9 % dans le groupe des élèves faibles. Bref,
deux fois plus d’élèves forts que prévu n’ont aucun de ces
symptômes alors que deux fois moins d’élèves faibles que prévus ont la
même chance. Par
ailleurs, si ces quatre symptômes ne sont pas liés, 1,11 % des élèves
devraient les avoir tous les quatre. Dans le groupe des élèves forts, il
n’y en a aucun. Dans l’ensemble des 175 élèves, sept (7) élèves
ont déclaré éprouver ces quatre manifestations, soit 4 %, ce qui est près de
quatre fois plus que prévu. Le plus troublant est que ces sept élèves font
tous partie du groupe des 35 élèves faibles, ce qui représente 20 % de ces
élèves, soit 18 fois plus que prévu. Que
faut-il en conclure ? Rien de trop catégorique pour l’instant, mais il
y a lieu d’aller plus loin. Voici donc ce que nous vous proposons. Si
vous enseignez dans une classe régulière d’élèves d’au moins six
ans et si vous êtes intéressée à participer à une recherche plus poussée sur
ce sujet, écrivez-nous, mais ne commencez pas tout Suite
à l’expérimentation de l’année dernière, nous devons raffiner nos
questions et en ajouter quelques-unes. Si vous participez, nous vous
demanderons de suivre un protocole précis et de nous expédier le tableau de
vos résultats. Nous compilerons le tout et publierons cette compilation dans
un futur Mathadore. S’il
s’avère qu’il y a un lien entre ces diverses difficultés
d’apprentissage, nous entreprendrons une autre recherche sur les
correctifs possibles. Note : N’essayez pas d’acheter le volume de Levinson, sa publication a été discontinuée il y a plusieurs années. Avec de la chance, vous le trouverez peut-être dans une bibliothèque.
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