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MATHADORE
Volume 5 Numéro 169 - 5 décembre 2004
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L'hebdomadaire gratuit portant
sur l'enseignement des mathématiques
La résolution de problèmes : une habileté (5)
La conclusion du théorème de
Fermat
Dans Mathadore 168, nous avons vu comment Fermat
a peut-être démontré que si n est impair et plus grand
que 1, ne peut égaler
si A, B, et C sont des entiers plus grands que zéro.
La descente infinie, qui terminait cette partie
de la preuve, peut maintenant servir pour les exposants pairs qui sont
des multiples de nombres impairs tels 6, 10, 12, 14, 18, 20…
Prenons
transformons cela en .
Puisqu’il n’y a aucun facteur commun entre B et C,
et sont des nombres entiers
élevés à la puissance 6. Soit
= et
= Alors
= 
devient =  .
Mais nous savons que ne
peut être égal à un cube et, conséquemment,
à un nombre élevé à la puissance 6 sauf si
et sont des entiers élevés
à la puissance 6.
Donc
peut être remplacé par ,
lequel sera décomposé en 
où devra être
un cube, et ainsi de suite, à l’infini.
Avec la descente infinie, Fermat a donc pu éliminer
ces exposants, multiples d’un nombre impair. Il lui restait à éliminer
les exposants 4, 8, 16, 32,… Dans ce but, il lui suffisait d’éliminer
les nombres élevés à la puissance 4. En réussissant
cela, par la descente infinie, il éliminait automatiquement les
exposants 8, 16, 32,…
La seule preuve que Fermat a laissée est
la preuve concernant . Cette
preuve est plus difficile que tout le reste lorsqu’on la fait par la descente
infinie, comme l’a fait Fermat. Nous ne la décrirons pas ici, elle
appartient à l’histoire des mathématiques et elle est bien
connue.
Or, prouver que
ne peut exister est relativement facile et Fermat pouvait le faire plus
simplement. Pour cette raison, nous croyons que s’il a, une fois de plus,
utilisé la descente infinie, c’est dans le but d’uniformiser sa
preuve.
Et maintenant ? Nous ne saurons jamais si notre
hypothèse est juste et si Fermat a travaillé tel que décrit
dans les derniers Mathadore ou de façon semblable. Ce que nous pouvons
cependant savoir est si la preuve présentée dans notre bulletin
est valable. Alors, je vous lance le défi suivant : trouver une
faille dans cette preuve. En fait, il y en a une, un élément
dans cette preuve a été admis trop facilement et ce, même
si cet élément est correct. Lequel ? Tous ceux, qui ont tenté
de démontrer le théorème de Fermat, même Andrew
Wiles, qui y est parvenu en 1994, ont été victimes de telles
failles dans leur preuve. Wiles est cependant le seul qui soit parvenu
à combler la faille de sa preuve.
Si vous ne trouvez aucune faille, peut-être
pouvez-vous vous mesurer à un second défi : trouver une preuve
plus simple. Nous croyons avoir trouvé une telle preuve, une preuve
qui évite toutes ces descentes infernales, pardon, infinies ! Nous
nous en servirons plus tard afin d’illustrer les diverses stratégies
de résolution de problèmes dont nous disposons et que nos
élèves auraient avantage à développer. Cette
preuve peut être construite à partir des schémas utilisés
précédemment.
La semaine prochaine, nous commencerons à
étudier les stratégies et méthodes qui permettent
de résoudre un problème.
Robert Lyons
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