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UN BON PROF. EXPLIQUE
BIEN
UN EXCELLENT PROF...
Cinquième année
Quand
j'ai voulu apprendre à conduire une bicyclette, j'ai demandé
à mes amis comment faire. Ils m'ont répondu:
«Tu t'assois dessus et tu pédales!» «Mais,
si je commence à tomber ?» «Tu pédales
plus vite!» Cette journée-là, j'ai pensé
changer d'amis!
Vous connaissez
certainement des personnes qui ont besoin d'expliquer pour apprendre et
pour comprendre. Elles vous écoutent, sans succès,
elles vous interrompent, elles ont besoin de parler, de dire. En
fait, expliquer à d'autres constitue une excellente stratégie
afin de développer, de consolider et de vérifier ses apprentissages.
C'est excellent pour apprendre, moins bon pour faire apprendre.
Plusieurs
enseignants disent, avec raison, qu'ils ont compris beaucoup de choses
en enseignant. C’est normal, puisque la meilleure façon d'apprendre
consiste à résoudre soi-même des problèmes.
À l'école, l'enseignant a énormément de problèmes
à résoudre lorsqu'il prépare une leçon.
Il tente de prévoir les difficultés des élèves
et essaie de les contourner ou de les aplanir. Lorsqu'il explique,
il agence logiquement les concepts du simple au complexe, trouve des analogies
et illustre le tout avec de nombreux schémas. Bref, l'enseignant
travaille fort et, grâce à ce travail, il comprend mieux sa
matière. Le hic, c'est qu'on le paie d'abord pour faire comprendre!
Et, si les diplômes couronnent le travail, ce sont, trop souvent,
surtout les enseignants qui les méritent.
En fait,
tout ce que l'enseignant fait, l'élève n'a pas à le
construire, il lui suffit de le mémoriser et de le reproduire.
Ce type d'apprentissage est très fragile. Un bon enseignant
explique bien, mais un excellent prof. sait surtout comment questionner.
Un enseignant qui explique bien est moins efficace que celui qui sait d’abord
écouter.
L'apprentissage
par résolution de problèmes, tel que proposé par Défi
mathématique, se développe en s'appuyant sur de bonnes questions
plutôt que sur de bonnes explications. Il exige de l'enseignant
un minimum de confiance en lui, mais surtout une grande confiance envers
les élèves. Ce n'est pas une confiance aveugle, les
enfants ont largement démontré leurs capacités à
apprendre par eux-mêmes. N'est-ce pas ainsi qu'ils ont appris
à parler, à marcher, à penser, à jouer au Nintendo,
etc.? Et, à la maison, c'est à eux que leurs parents
demandent de programmer le magnétoscope, ce qui empêche leurs
parents de l'apprendre...
Si votre
conjoint fait toujours la cuisine, il apprend cet art, pas vous.
Lorsque les parents font les devoirs des enfants, ils réussissent
à apprendre à leur place. Plus vous travaillez, moins
l'élève doit penser par lui-même. Plus vous expliquez,
moins il devient autonome. Avouons cependant que les explications que nous
donnons servent à prouver que nous connaissons notre matière…
Pour l'année
qui vient, si vous prenez une résolution, pourquoi ne pas vous engager
à cesser de faire ce que les enfants peuvent faire? Et s'ils
n'y parviennent pas? Essayez encore, présentez-leur clairement
les questions et les problèmes, défiez-les de les résoudre,
soyez patient. Il me semble que nous voulons tout faire et tout faire
très vite. Savez-vous qu'environ les deux tiers du programme
d'un degré donné sont repris au degré suivant ? À
regarder courir et se morfondre plusieurs enseignants, on a l'impression
qu'ils agissent comme si, après eux, personne n'enseignera plus
à leurs élèves. Rassurez-vous, la fin du monde,
ce n'est pas pour l'été prochain.
Bonne année!
Robert Lyons
Activités pour les 17e et 18e semaines
Note: Si vous utilisez Défi mathématique pour la première
fois, il est fort probable que vous ayez un certain retard. La 18e semaine
correspond à la dernière semaine de janvier. Il vous reste
donc trois semaines pour compléter la matière de la seconde
étape. Si vous n'y arrivez pas, ne négligez aucun module,
votre retard étant prévisible, nous vous indiquerons comment
le gérer dès le mois de février.
Logique
Quelques fiches d’approfondissement qui peuvent être laissées
aux élèves qui veulent développer plus d’habiletés
au jeu d’échecs : fiches B-14 à B-18.
Numération
Toutes les techniques de divisions écrites procèdent à
partir des mêmes enchaînements logiques.
Certaines modifient les positions où les nombres sont écrits,
certaines gardent des nombres en «sous-entendus» sans les répéter.
Si vous consultez la page B-19, vous verrez les étapes cachées
sous notre algorithme de division. N’hésitez pas à exiger
la notation figurant dans le premier encadré jusqu’à ce que
les élèves la maîtrisent bien.
Consacrez ensuite du temps à développer la seconde notation
où les nombres qui ne sont pas immédiatement utilisés
ne sont pas notés, bref, on ne répète pas un nombre.
Passez ensuite à la troisième notation. Ah oui ! cela
prendra du temps ! Et alors, la fin du monde n’est pas pour juin
prochain et, l’an prochain, et encore l’année suivante, les élèves
continueront à développer leur apprentissage de la division
écrite. Alors, même si cette année, vos élèves
ne parviennent qu’à maîtriser seulement la notation du premier
encadré, tout va très bien.
Fractions
Ajustement et évaluation.
Géométrie
Si vous manquez de temps, remettez à plus tard l’utilisation
des pages B-19 à B-22. Vous pouvez aussi les proposer comme travail
d’équipe. Aucune de ces activités ne vise des seuils évalués
à cette étape. Il s’agit de révision et de consolidation
de divers concepts déjà vus. Cela ne signifie pas cependant
que le transfert à effectuer pour les réaliser est évident.
Jeux de nombres
Les mémoires de la calculatrice permettent de compiler les points
de l’équipe des + et de l’équipe des -. La touche RM ou «rappelle
mémoire» permet de faire le bilan. Toutes les activités
de ce module sont orientées de la même façon.
Méli-mélo
Défi mathématique initie tôt les élèves
à l’utilisation et à la compréhension des variables.
«Dans un monde meilleur», bref, dans une cinquantaine d’années,
au Québec, l’algèbre sera étudiée dès
la première année du primaire et, ce sera ce que les élèves
trouvent le plus facile.
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